Les coins de l’Acadie: Moncton

Des choses que j’ai découvertes pendant mon p’tit voyage à Moncton, au Nouveau Brunswick ✏️

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LA GALERIE SANS NOM

Qu’est-ce que cela signifie d’être Acadien.ne?
C’est une question qui était posée 
pendant la discussion J’appelle chez nous
À la Galerie Sans Nom vendredi 26 mai.
C’est un feeling
plutôt que quelque chose de définitif.
Mais c’est l’histoire 
et un dialecte partagé aussi.
Tu peux déménager à Montréal
pis tu peux être n’importe quoi
peu importe le genre que tu choisis
Parce que personne ne te connais.
Mais quand tu parles, les gens demandent
d’où tu viens.
C’est quand tu rencontres quelqu’un
qui utilise aussi la conjugaison j’avions
pis tu ressens un lien unique.

J’appelle chez nous est un projet de Geronimo Inutiq, un artiste et DJ. C’est un poste de radio virtuel qui émet une émission en trois langues: anglais, français et inuktitut. À la Galerie Sans Nom la discussion était en français et en anglais, la salle était arrangée comme un salon amical et il y avait des photographies et des vidéos de Iqaluit, Nunavut, sur les murs comme des fenêtres. Geronimo Inutiq a parlé de la difficulté de définir le concept de chez soi à cause d’une partie de sa vie à Montréal et une autre partie au Nunavut. Ensuite, il a posé la question à tout le monde dans la salle.

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LE CENTRE CULTUREL ABERDEEN

«La langue est intégrale à la culture. C’est difficile à dissocier la langue et la culture, peu importe de quelle culture on parle so c’est sûre qu’avec le boom de la francophonie à Moncton y venu avec ça beaucoup d’artistes qui prenaient leur place. Je pense que la scène culturelle à Moncton est à la base très francophone grâce au Centre Culturel Aberdeen. C’est quelque part où la langue française et la culture acadienne ont thrivé. C’est professionnalisé et on a beaucoup d’infrastructures mais il y a aussi beaucoup d’efforts pour être inclusif et welcoming.»

-Annie France Noël, artiste et présidente du Centre Culturel Aberdeen, avec qui j’ai parlé pour mieux comprendre le rôle et l’influence du centre. 

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LAUNDROMAT ESPRESSO BAR

Il faut que tu ailles au Laundromat
les gens ont recommandé
c’est la place pour chiller. 
Là dans la coin il y a Les Hay Babies
au travail, concentrées
pis Julie Aubé crochete un carré granny
pendant qu’elles discutent.  
Benoit Morier, «il est le conjoint de Lisa Leblanc»,
prend une table dans un autre coin
avec un gang de créatifs
qui inclut la présence de Maggie Savoie.

Moi je suis là pour un rendez-vous
pour mieux découvrir la scène.
C’est Moncton qui est l’hub culturel
ou ce petit bar à 382 Rue St George?


Carol Doucet est la propriétaire et la directrice du Grenier Musique, une entreprise de gestion de carrières d’artistes en musique, de booking de spectacles, de financement de projets musicaux, de relations de presse, de production de spectacles et d’un label, donc elle est vraiment la personne avec qui parler pour savoir ce qui se passe actuellement. Elle a aussi une attitude très DIY et passionnée concernant la promotion de la culture francophone.

«Quand j’ai commencé à faire le management et le booking, tout ça, c’était 2005. Il y avait presque de pas agentes d’artistes pis c’est pour ça que les artistes sont venus me voir, elle explique en parlant des origines. Un artiste, Pascal Lejeune, qui maintenant joue plus sous le nom de Thomé Young, m’a dit sois ma gérante. Moi, j’suis pas une gérante d’artistes, je fais la promotion d’artistes, c’est pas pareil, tsé. J’ai dit mmm ok, je vais apprendre. Je connaissais pas l’industrie, je connaissais les événements. Faque j’ai commencé avec lui et j’ai appris comme ça. Uniquement, c’est pas changé ben ben parce qu’il y a encore presque de pas d’agente d’artistes.»

Elle a aussi dit

« Quand on est gérante d’artistes
on a plein de chapeaux.
On fait du management
donc il faut être bon.ne au comptabilité.
Il faut être psychologue.
Il faut être une banque,
il faut prendre des risques.
Il faut être un petit peu maman,
organisatrice.
Il y a beaucoup de choses à faire
quand on est gérante d’artistes.»

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Dans la salle Bernard- Leblanc, Les Bluecharms ont joué un petit spectacle, chaleureux et énergétique, qui était organisé avec l’aide de Lisa Leblanc. Évidemment tu connais bien la scène ici à Moncton, j’ai dit à Lisa dans les coulisses après le spectacle, faque comment décrirais-tu la communauté musicale? As-tu des recommandations pour des choses à faire?

« Absolutely. Il y a plein de musique et stuff. C’est juste de mieux en mieux pis c’est fucking cool pis right inspiring. C’est vraiment un inspiring city juste comme culturellement-là. Y a super belle communauté même si c’est plus petite que Montréal. On se connait tout, c’est extremely supportive. C’est vraiment comme un arts scène, l’fun pis super vibrant. Le Centre Culturel Aberdeen est comme un deuxième salon pour les artistes par icitte. C’est tellement warm pis friendly pis ils font plein de stuff pour essayer justement.»

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VOIR AUSSI:

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FESTIVAL RE:FLUX: OÙ LA MUSIQUE ET LES ARTS VISUELS SE MÊLENT DE MANIÈRE EXPÉRIMENTALE. 

Sarah Rossy au clavier, sa voix n’a pas de mots mais elle crie avec émotion. 
Martin Daigle à la batterie/ aux percussions.
Olivia Pedneault-Doucet qui fait des mouvements expressifs et flexibles sur les tapis.
Les images et les motifs sur les écrans (créés par Angie Richard et Tracey Richard)
commencent gris et noirs puis ils se transforment en quelque chose de vivant et futuriste.
On ne connaît pas l’histoire mais ces scènes hypnotiques viennent d’une période troublante. Transformer la douleur en art. Faire n’importe quoi.

Quand les ondes sonores deviennent l’art visuel.
Quand les couleurs s’associent aux notes musicales.
Quand on prend quelque chose d’assez familier
et le disséquer pour le voir d’une nouvelle manière.
C’était comme ça, le projet de Mathieu Léger and Jennifer Bélanger
qui jouent avec le son et la couleur pour faire les estampes.

Le trompet est utilisé comme outil pour recréer les sons de l’environnement et de l’émotion
quand dans les mains de Nicole Rampersaud.
Elle explore le concept de déjà vu, une vidéo sur l’écran
dans laquelle elle parcourt les mêmes chemins et regarde par les mêmes fenêtres. 
Elle loop les sons de son trompet pour nous amener aux paysages sonores
bruyantes, inconfortable

Sticky Dots, Simon Leblanc, a passé la semaine en résidence,
travaillant jour et nuit pour produire quelque chose qui plaira le monde curieuse
Paysages sonores, des visuels, manipulation, électroniques. 

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