
Selon des recherches, le quatrième lundi du mois de janvier (cette année, le 15 janvier) est la journée la plus déprimante de l’année. En effet, c’est toujours un mois gris. Est-ce qu’il se passe des choses marquantes en janvier? Rarement. On termine l’année avec l’espoir et l’ambition mais le premier mois se déroule de manière oubliable et plate. Vers la fin du mois, c’est vraiment comme on est dans le milieu d’hiver, loin de la magie de décembre et loin de l’optimisme du printemps. Pourtant, maintenant que le quatrième lundi est passé, les choses vont s’améliorer. Au moins, c’est ça que ces sorties de vendredi (26 janvier) suggèrent.
————————————————————————————————————————
Calmer les orages – Mariko
Le premier album de Mariko, Avoir su avant (sorti janvier 26), est un mélange de douceur et vivacité, avec les chansons mélancoliques et rêveuses et celles qui nous emmènent au disco nonchalant. La chanson Calmer les orages est sortie en mai 2023 et c’est toujours aussi réconfortant. Dans cette chanson, Mariko cherche la pureté d’une relation, guidée par la nostalgie et la patience, et le son est accrocheur et rassembleur. Ce son, aussi, est littéralement comme avoir la tête dans les nuages.
(Tu peux plonger dans l’album via une entrevue ici 😋)
————————————————————————————————————————
Etienne Dufresne fait des efforts – Etienne Dufresne
Le deuxième album d’Etienne Dufresne, intitulé Etienne Dufresne fait des efforts, est léger et doux et il représente vraiment l’espoir à la fin d’une période de pessimisme. Dans une récente entrevue avec Le Devoir, il a parlé du fait qu’il a commencé à écrire de la musique tard dans sa vie (à 28 ans), ayant étudié en cinéma/ l’animation avant. Il a dit que quand il voyait les « vrais » musiciens qui chantent de leurs sentiments avec une guitare aux mains, il se sentait « loin de tout ça » et qu’il n’avait pas encore composé des chansons qui lui donnaient « ce feeling ». Ce n’est pas vrai, parce que sa musique a toujours été bien faite, mais c’est pour ça que cet album a été abordé d’une manière plus simple. Par exemple, il y a des chansons comme Deux visages et Elizabeth qui coulent de manière ludique, tout en appréciant la famille et les souvenirs qui viennent avec. D’autres parlent de sentiments personnels mais avec une touche d’humour, par exemple Je fais des efforts (J’fais des efforts, j’travaille sur moi/ Même si j’aime pas mon corps/ Et j’aime encore moins ma voix) et Bein normal (Je rêvais d’jouer/ Dans un band de métal/ Mettre le feu dans salle/ Pis là, j’écris des tounes/ De folk sans scandales/ C’est plus banal). Le quotidien est au coeur tout au long.
On a tous les moments où on se sent insuffisant.e et comme un échec et cet album, qui nous parle autant que les émotions d’Étienne, nous rappelle que c’est ben correct d’avoir ces moments.
————————————————————————————————————————
Où es-tu Henri? – Kinkead
Les frères Kinkead sont revenus avec la nouvelle musique et la chanson Où es-tu Henri? est un éclat de joie. Le clavier rebondit et les voix sont comme les rayons du soleil. De plus, il y a un soupçon de disco qui nous donne envie de danser. Cette chanson est sortie avec une autre chanson, Penthouse, et, avec ses touches de bossa nova, la chaleur est forte. On est toujours en hiver mais l’été arrive, l’été arrive!
————————————————————————————————————————
D’ailleurs…
Sometimes, I swear – The Vaccines
De toutes les chansons sur le nouvel album de The Vaccines (Pick-Up Full Of Pink Carnations, paru le 12 janvier), c’est toujours Sometimes, I swear qui est comme classic Vaccines, c’est-à-dire qu’elle nous donne envie de courir, de sauter, et de chanter fort. Les paroles du refrain sont pertinentes et très vraies, donc les crier est comme si on libère notre angoisse avec un grand soulagement.
————————————————————————————————————————
Nothing Sweeter – Julie Arsenault
L’album de Julie Arsenault (autrice-compositrice-interprète de Toronto), qui s’appelle Nothing Sweeter (sorti en novembre 2023), aborde des sujets qui sont souvent gardés à l’intérieur, comme l’anxiété sociale et le fait de se sentir seul.e et inférieur.e dans le monde. Calme et pensif, l’album est comme un câlin et il a été créé avec l’intention d’être écouté au complet. La luminosité et l’espoir progressent avec l’album afin de nous rappeler qu’on n’est jamais aussi seul.e qu’on pense. Where I’m sitting est une chanson tranquillement ludique dans le son mais c’est aussi comme une loupe qui agrandit un p’tit snapshot du quotidien dans la ville, spécifiquement un breakdown émotionnel dans le métro.
(Tu peux aussi plonger dans l’album via une entrevue ici 😋)
————————————————————————————————————————
🧸☀️
