
Les quatre chansons qui font l’EP Quoi-ce y’a pour souper, sorti en octobre 2022, nous frappent tout de suite avec leur énergie contagieuse. Les instrumentations sont rapides et les paroles sont criées avec une touche d’humour. Il n’y a rien de trop sérieux ici, donc le groupe donne l’envie de bouger, de laisser-faire, et de sourire.
Soleil brille comme les journées énergétiques d’été.
Howard est simple et ludique, une chanson qui met l’accent sur une personne sympa.
Mes chums est l’appréciation pour les amis fous qui apportent le bonheur et C’est la vie est un mélodrame à quoi l’on peut s’indentifier.
Peanut Butter Sunday est formé de Michael Saulnier, Normand Pothier, Andre LeBlanc et Jacques Blinn qui viennent de la Baie Saint-Marie en Nouvelle-Écosse. «J’dirais que la musique de la Baie m’influence quand j’écris mes chansons parce que j’ai grandi sur le bluegrass» raconte Michael du groupe. «Le punk, c’est très mélodique et j’aime créer des harmonies avec les voix et les guitares aussi. J’dirais que la seule raison pour laquelle je sais comment mettre les harmonies (tenor/ baritone) est parce que j’écoutais beaucoup de bluegrass en grandissant à la Baie.»
Le son de Peanut Butter Sunday évoque le punk des années 90 et les années 2000, genre Blink 182 et Green Day, mais avec une voix très acadienne. Par exemple, dans Soleil, il y a Quoisse tu brasses dan’l matonne/ Marré basse fuck shu plonne/ Hardes salopes sur l’échine à la beach. «quoisse» est court pour «qu’est-ce que tu», «plonne» signifie «ivre» et «hardes salopes» sont les vêtements sales. Howard utilise les anglicismes, tels que C’est vraiment un uplifting Hello et Je t’ai vu en fait de filler up/ Mettre de la gas dans ton truck ainsi que la conjugaison distinctive comme J’allons boire trois bières et demi. L’accent et la région sont aussi présents dans Mes chums, par exemple dans les paroles Ils drivont leur bikes/ Ils allont sur des hikes/ Ils allont à Belliveau’s Cove pour flyer des fuckin’ kites et Mais, j’suis point worrier dessus/ Ils sont icette astheure/ Mes chums sont ouellement bête («ouellement» qui signifie «beaucoup»).
«C’est important de chanter comme on parle naturellement même si les gens ne comprennent pas tout ce qu’on dit, explique Michael. Ça nous permet d’écrire plus librement, en ajoutant les sayings acadiens dans nos textes. Aussi, je pense que ça sonnerait stupide si on produisait de la musique non-acadienne.»
Cette idée est notable dans la chanson C’est la vie avec les paroles La famme a tchi/ Y ressemble le fuck. «La femme a tchi», ça veut dire «la femme à qui?».
Comme Michael nous dit, «Le verse parle d’un dude qui est fâché parce qu’une fille a choisi quelqu’un d’autre avec qui être. Elle est la femme à qui? Pourquoi pas la mienne.»
En ce qui concerne la musique acadienne et s’il y a les artistes qui font de la musique punk qui les a inspirés, c’est plutôt les amis. «J’dirais qu’il y a beaucoup d’artistes acadiens qui nous ont inspirés avec le punk mais bien sûr Jonah (P’tit Belliveau) et moi ont joué et écrit la musique ensemble, ajoute Michael. Son succès m’a beaucoup poussé à mettre plus d’énergie dans ma musique.» On peut dire que c’est pour ça que les chansons de Peanut Butter Sunday sont pleines de fun parce qu’elles viennent de quelque chose de léger et amical.
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UNE P’TITE PLAYLIST PAR PEANUT BUTTER SUNDAY
EJ M’EN FUS – P’TIT BELLIVEAU
LA BEAR SONG – LES HAY BABIES
PAS L’TEMPS D’NAISER – LES HOTESSES D’HILAIRE
DESFOIS C’EST MOI – SYLVIE BOULIANNE
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