
Grâce à Dans L’Univers de Route d’Artistes, une série de spectacles gratuites organisée par Route d’Artistes, on pouvait passer nos samedis soirs (30 juillet – 20 août) dans une ambiance intime avec des artistes locaux sous le soleil- toujours le soleil- et les vibes d’été positifs. L’intention était de créer un type de salon extérieur avec les beanbags, les tables et les chaises, ce qui est une extension des origines de Route d’Artistes (shows intimes dans les maisons) mais dans un lieu très accessible, la terrasse du fleuve du Musée national des beaux-arts, c’était aussi une opportunité pour les personnes de tous âges de découvrir la nouvelle musique.
Pour chaque soirée il y avait deux artistes, un qui a été choisi par l’autre: Les Shirley et Simon Kearney, Kinkead et Julyan, Margaret Tracteur et Bosko Baker. Ces artistes étaient solo ou dans un duo (même s’ils jouent généralement en groupe) et l’amitié faisait partie du charme de ces spectacles.
Le premier spectacle était Les Shirley, un trio qui vient de Montréal et qui fait de la musique typiquement pop punk. Les membres, Raphaëlle Chouinard (guitare et voix), Sarah Dion (basse) et Lisandre Bourdages (batterie) rendent hommage au son de 1990s et 2000s mais avec une touche moderne (notablement en tant que femmes). Il y a les instruments simples, l’énergie accrocheuse et les paroles directs. Les membres sont musiciennes ailleurs (Raphaëlle avec Zoo Baby, Sarah avec Émile Bilodeau, NOBRO et Easy Tiger et Lisandre avec Comment Debord et NOBRO) alors c’est comme Les Shirley est leur moyen collectif pour relâcher toute l’angoisse (d’adolescence et peut-être maintenant) avec une sourire.

Au Musée national des beaux-arts, ce n’est que Raphaëlle et Lisandre qui jouais. Avec Raphaëlle à la guitare et Lisandre au clavier, les chansons étaient plus stripped back et moins punk dans le son mais toujours avec l’énergie. On peut dire que plus d’accent a été mis sur les paroles et les histories derrière les chansons pour créer plus d’intimité. Elles ont expliqué qu’une chanson était écrite pendant le lockdown de la pandémie quand Raphaëlle et Lisandre ont s’est rencontré pour cacher dans l’appartement et faire de la musique pour créer une sentiment d’une fête. Leur album Forever Is Now était enregistré avec Simon Kearney et elles ont parlé d’une semaine qu’ils ont passé ensemble à l’intérieur parce qu’il y avait une tempête hivernale dehors.
Sans groupe, le spectacle de Simon Kearney était une opportunité d’essayer les nouvelles chansons parce que c’était seulement lui, sa guitare/ son clavier et un public qui était très ouvert (surtout parce que pour plusieurs gens c’était la première fois ils écoutaient Simon Kearney). Par exemple, il y avait «La high class» qui sera présente sur le prochain album Deux pieds dans la Tombe, deux chansons humoristiques (dont «Hotel Saint-Anne-des-Monts» qui est une version de «Hotel California» d’Eagles avec les paroles changé pour être un hôtel québécois), et une chanson au clavier qu’il a écrit il y a plusieurs jours quand il pouvait pas dormir. L’interaction avec le public était continue, introduisant l’ambiance de proximité qui est au coeur de Route d’Artistes.

La semaine suivante était Kinkead et Julyan. Kinkead est le duo Henri et Simon Kinkead, des jumeaux de Québec qui font de la musique qui coule avec les grooves électros (ainsi que les chansons d’une mélancolie apaisante et les explorations d’identité sexuelle). Comme Les Shirley, leur spectacle au musée sans bande complète était stripped back et plus inattendu. Il n’y avait pas ni de synthés ni de la basse et batterie energetique, seulement leurs guitares (électrique et acoustique) et leur voix douces. Les chansons ils ont joué étaient surtout inconnues, utilisant le spectacle comme une façon d’experimenter. Pour ceux dans le public qui connaissaient le duo, c’était peut-être une surprise rafraîchissante par rapport à ce qui était attendu (ainsi que le cadeau des nouvelles chansons!) et pour ceux qui ne les connaissaient pas c’était une introduction plus vaste en montrant leur approches variées.

L’ambiance personnelle a continué avec le spectacle de Julyan. Ses chansons sont feel good pop, mélodiques et écrites avec l’honnêteté et sur la scène avec seulement sa guitare acoustique (et sa piano pour plusieurs chansons), il a rapproché le public dans ses histoires. Pendant la finale, il est descendu la scène et il a pris sa position au milieu de la foule avec sa guitare. Henri et Simon Kinkead l’ont rejoint pour les harmonies et ensemble ils ont chanté une version très douce de «1999», une nouvelle chanson de Julyan pas encore sortie.


Tandis que ces spectacles étaient tranquilles et cosy, la semaine de Margaret Tracteur et Bosko Baker a donné plus d’un besoin de bouger et taper au pied avec une sourire enthousiaste. La musique qu’ils font, le folk, ragtime, bluegrass etc, se ressemble aux choses du passé mais les paroles sont originales alors avec un touch du présent. Margaret Tracteur (le nom ludic de Gabrielle Noël Bégin) est bien voyagé, ayant joué sur les rues et utilisé l’autostop comme son mode de transport. Ses chansons viennent sous la forme des petites histories, souvent drôle, et avec le banjo qu’elle joue et l’énergie qu’elle transmet, on peut errer joyeusement dans un univers fait pour s’échapper des fois la réalité.

Bosko Baker est plus reconnaissable comme musicien de la rue, ayant gagné de l’argent sur la rue Saint-Jean devant les touristes et les locaux depuis plusieurs années. Par consequent, la foule, peu importe la taille et l’extent d’intérêt, est vu avec le même chaleur et c’est facile de se sentir partir des chansons. D’habitude Bosko Baker est accompagné par Simon Veilleux qui intensifie le niveau de bonheur dans la façon dont il joue son violin (ça veut dire rocking out dans une manière qui peut nous fait souhaiter qu’on ait appris l’instrument il y a longtemps) mais ce fois-ci ce n’était que Bosko Baker et son vieux ami Uncle Old Thyme (un autre musicien de la rue) et ils ont aussi joué les chansons dont ils ont joué ensemble dans le passé. L’aspect communauté était vraiment vivant pour le dernier soir de la musique dans la série de spectacles.
Pour son spectacle, Margaret Tracteur était sur scène avec Shella-Ann Tremblay, violoniste qui travaille en harmonie avec Margaret. À la fin de la soirée, les deux ont rejoint Bosko Baker et Uncle Old Thyme sur scène. En gardant l’aspect collaboratif de la série, c’était un moment où l’amitié était claire.


Pourtant, ainsi que la musique, il y avait d’autres spectacles qui ont montré la créativité au Québec. Le soir de le mercredi 3 août pendant que le coucher du soleil s’est transformé en nuit, le conteur Marc-André Fortin a raconté une histoire d’une ancienne ville Québécoise s’appelle St-Jean-des-Bouettes. Il y avait un petit feu à côte de la scène et une foule des adultes et des enfants qui écoutaient avec curiosité ses anecdotes engageants. Le dernier spectacle de la série était un spectacle de cirque, encore fait pour la famille, par le duo Phil et Dom qui était gagnants de la finale locale de Cégeps en spectacle 2022.
Mais c’est quoi exactement cet univers de Route d’Artistes? C’est où l’on se sent le bienvenue et où un lien intime entre l’artiste et le public est toujours là. C’est un lieu- comme déjà dit- de créativité et curiosité, où les artistes peuvent expérimenter et le public peut découvrir. Au fond c’est un voyage literal et métaphorique. On n’a aucune idée où se trouvera le prochain événement et on ne sait pas quel type d’artiste on découvrira ou comment cet artiste interprétera leur travail.
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